Résumé - Effets du manque d'activité


 
Quels sont les effets psychologiques, psychosomatiques et physiques du manque d'activité ?
 
Effets psychologiques

Le chat, en manque d'activité, va rechercher une source d'activité ou produire cette activité de façon explosive.

  • Le chat doit chasser plusieurs heures par jour; c'est un comportement indispensable; il ne peut pas échapper à ce besoin. Il va donc chasser ce qui bouge, à savoir les pieds ou les mains des habitants de la maison, ou bien il se mettra en hauteur et attaquera la tête, ou encore il attaquera les pieds qui bougent sous la couette la nuit...
  • L'énergie qui s'accumule lors d'un manque d'activité peut s'exprimer de façon explosive par des crises d'hyperactivité: le chat court en tous sens, saute d'un fauteuil à l'autre, sur les murs et les fenêtres...

Quand le chat ne peut plus exprimer son activité par la chasse ou les crises d'hyperactivité, il entre dans l'ennui et la dépression, qui sont toujours accompagnées d'anxiété, c'est à dire d'une humeur craintive et d'anticipation de situations de mal-être.
Une compensation possible est l'activité substitutive, par exemple manger, se lécher ou attaquer sa queue. Le chat qui mange plus devient gros, voire obèse, et cela le pousse à bouger encore moins. Le chat qui se lèche peut s'arracher le poil et se créer des zones sans poil (alopécie) ou même des mutilations. Le chat qui s'attaque la queue peut créer des lésions de l'extrémité caudale.
Dans ces trois cas, l'activité substitutive peut devenir obsessionnelle-compulsive.
Le stress conduit aussi le chat à faire du marquage urinaire.

Au dernier stade, le chat file en dépression, souffrant d'inactivité et d'insomnie. Il est apparemment sage, comme s'il s'était adapté au manque d'activité et d'espace, mais c'est un faux sage: en lui gronde l'orage des troubles psychosomatiques et immunitaires: il est prêt à faire n'importe quelle malade infectieuse, voire cancéreuse.

 

Effets psychosomatiques

Dès que le chat ne peut plus assouvir ses besoins éthologiques d'activité, il entre dans le stress et le mal-être. Il souffre. Cela entraîne toujours des modifications neurologiques, hormonales et immunitaires. Ces dernières facilitent une plus grande sensibilité aux infections et une défense diminuée aux invasions de cellules cancéreuses. Les troubles hormonaux, notamment de l'insuline, conduisent à des états prédiabétiques et à de l'hypertension. Celle-ci diminue la perfusion rénale, facilitant l'insuffisance rénale chronique.
On observe facilement de l'obésité, du diabète, des cystites intermittentes.

 

Effets physiques (organiques)

Les effets physiques du manque d'activité et du stress et du mal-être qui s'ensuit sont l'aboutissement des effets psychologiques et psychosomatiques. Outre l'excès de poids, on retrouve une plus grande incidence des troubles infectieux et cancéreux, de l'insuffisance rénale chronique...

 

© Joël Dehasse & Christelle Elslander - www.pipolino.be - 24/01/2008